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Tous ces mots enfumés....

Tous ces mots enfumés....

Akli Ait Abdallah


Ecrivain du dimanche...

Publié par Akli Ait Abdallah sur 16 Septembre 2012, 22:15pm

Au soleil dans le mile end. Perdu dans mes pensees. Autour de moi, des vies qui se frolent , l'espace d'une halte. Moi, le sentiment de contempler une choregraphie dont je suis exclu. On devrait bannir les dimanches . Et les samedis. Au moins quelques uns. Le soir peut arriver, pour que ce jour s'en aille.

Rencontré des amis de la radio. Semblaient bien . Laure est arrivée. Laure, de Strasbourg , que j'avais déjà croisée dans les couloirs de la tour . Nous avons parlé . Un peu d'Iran, un peu de guerres, un peu de photoreporters, et beaucoup du Quebec. Puis ils se sont levés , pour aller faire une marche au soleil . Je suis resté. On s'est promis de se revoir, Laure et moi, pour poursuivre.

Le soleil d'aujourd'hui est froid. Comme un dimanche qui traìne avec lui les restes d'un samedi embué par les vapeurs de vodka. Une larme de vodka , deux larmes de vodka, dix larmes de vodka ... Tout tourne autour de moi. Je me souviens de Brel . De Jeff , et de Manu. Non Brel, t'es pas tout seul. Arrête de mourir...

La fille , en face , avec de jolies lunettes noires, elle ressemble à une star italienne. Du temps de sa jeunesse. Peut-être Claudia Cardinale. Pas Ornella Mutti, non. J'ai vu ses yeux noirs, quand elle a voulu essuyer ses verres, entre deux pages. Et deux gorgées de café. Elle lit , indifferente à tout. Dans sa bulle. A peine caressée par un petit vent frais.

Je frissonne de ne pas savoir m'en inventer une, comme une armure qui me protegerait de moi. Maintenant, je suis debout, avec mon latte dans la main droite. Entre partir et me rassoir. Ce n'est pas la que je veux être. Mais aller ou ? Ici ou ailleurs, on est encore dimanche. On est encore des bouts de samedi soir de brouillard, et de mer agitée. La nuit peut arriver, pour que ce jour se casse...

Qu'il emporte avec lui lui son soleil froid qui me fait frissonner. Et cette putain de traînée de brouillard qui refuse de tomber. Je crois que je vais partir. Et laisser le temps porter mes pas. Le temps se moque des dimanches lourds, et des nuits embuées. Avec le temps, va, tout va bien .... (AAA)

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